Le CANAL de GIVORS

Si des milliers d’automobilistes empruntent chaque jour l’autoroute A47 de Rive de Gier à Givors, très peu se doutent qu’il y a deux siècles, sur cette voie de circulation, des hommes (appelés margoulins), tiraient des bateaux (les Sicelandes) pour les faire avancer lentement sur un canal .
C’est un nommé François Zacharie, puis son fils Guillaume, qui firent réaliser ce canal ouvert à la navigation en 1780. Ce fut un tournant pour la vallée du Gier, les muletiers disparaissaient et le charbon, indispensable à l’industrie naissante était transporté beaucoup plus facilement. Peu à peu le trafic allait s’intensifier pour atteindre 332.000 tonnes en 1827. Hélas, les prétentions exagérées des actionnaires du canal allaient précipiter sa chute.
Le déclin du canal allait être inéluctable au fur et à mesure que le chemin de fer progressait et l’année 1878 voyait la fin de la navigation.

L’Hôtel du canal construit en 1792 devenait cent ans plus tard l’ Hôtel de ville de Rive de Gier et le barrage de Couzon construit à la fin du XVIIIè siècle pour l’alimentation du canal allait approvisionner en eau potable la ville de Rive de Gier.
La construction de l’autoroute en 1970 a mis un terme définitif à la vie du canal dont seuls quelques vestiges ont heureusement été épargnés. Ce furent le cas du tunnel (unique en France à cette époque) taillé dans la roche, de quatre maisons éclusières vendues à des particuliers, de quelques écluses, d’un pont chemin et de quatre ponts aqueduc.

Une brochure de 48 pages a été publiée en 2006 par le CERPI sur le thème : Tartaras et le canal de Givors .


Départ du parcours de visite du site du CANAL à TARTARAS :

Sur la D488, se trouve érigé un monument d'appel (constitué d'un bloc de rocher posé sur des tubes d'acier) sur un grand parking. C' est le point de départ de la visite gratuite du site en suivant la signalétique.

  Borne de limite des terrains du Canal de Givors

   Borne kilométrique du Canal de Givors Anneau d'amarrage pour les bateaux (Sicelandes)